Hunter Kriss home world

voici mon monde et mon dicton: "quant la musique va, tous va!!!"

14 janvier 2008

LA NEW BEAT RACONTéE AUX ENFANTS

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Raconter la new-beat aux enfants pour l'une de ces enquêtes zikmucales de chez Spirou.....

voir le reste de l'article sur:

http://casacosmani.blogspot.com/2007/05/la-new-beat-raconte-aux-enfants-i.html


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25 septembre 2006

le berceau de ma passion

Detroit : l'essence de la Techno


Carl Craig, "More Songs About Food and Revolutionary Art", SSR/Arcade
Paperclip People, "The Secret Tapes Of Doctor Eich", Open/Virgin


Detroit, une ville, un mythe pour chaque amateur de techno. C'est en effet là que tout a commencé, avec un obscur projet intitulé Cybotron et bricolé, en 1983, par un certain Juan Atkins. Carl Craig n'apparaÎt que plus tard, mais son apport est déterminant. On l'entrevoit d'abord sous le nom de Psyche, puis il devient populaire dans les raves et les clubs européens avec Paperclip People et enfin sous son propre nom. Ces pseudonymes semblent une manière de se remettre en cause sans cesse, d'échapper à une catégorisation trop simpliste. Hors normes donc, Carl Craig voue autant de passion à la conquête des dancefloors les plus enfiévrés via la saga du sampling Paperclip People qu'aux divagations jazzy métaphysiques qui composent son album "More Songs About Food and Revolutionary Art". A l'aise dans le techno funk minimal de Paperclip People comme dans les paysages délicats et sensuels de sa sublime dernière oeuvre, le futuriste Carl Craig est bien à l'image de la musique électronique : imprévisible.
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Juan Atkins, "The Infiniti Collection", Tresor/Pias


Atkins, c'est LE parrain de la scène techno de Detroit. Cette collection rassemble quelques-uns de ses morceaux les plus rares, enregistrés entre 91 et 96. Au menu, une musique instrumentale, sobre et pointilliste, belle et volontiers aventureuse. A écouter autant qu'à danser.
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Derrick May, "Mix-Up Vol. 5", S3/Sony
Derrick May, musicien et DJ fabuleux, c'est l'autre grand pionnier de la techno. Ce mix enregistré lors d'une session radio japonaise propose une fusion hallucinante de house trépidante et joyeuse, un rien humoristique, et de perles techno pures et dures. La maîtrise technique est incroyable, et les disques s'enchaînent à la vitesse du son.
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Kenny Larkin, "Azimuth", Warp/Pias
Sur cet album signé sur le fameux label anglais de Sheffield, Warp, Kenny Larkin distille de belles lignes mélodiques et des plages improvisées dont l'esprit n'est pas loin du jazz, même si l'humeur dominante y est aux forces brutes et percussives de l'électronique. Un grand classique.
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Kenny Larkin, "Metaphor", R&S/Distance/Sony
"Metaphor", qui suit de quelques mois "Azimuth", est le chef d'oeuvre de la "listening techno" de Detroit. Plus que jamais imbibé de l'esprit aventureux du jazz, Larkin y enrobe ses rythmiques de subtiles nappes synthétiques et de mélodies enjôleuses. Un sommet de l'électronique aérienne qui ne perd jamais ni son groove ni sa puissance épique.

JEFF MILLS, "Mix-Up Vol. 2", S3/Sony
Aujourd'hui installé à Chicago, Jeff Mills est le leader incontesté de l'école minimaliste et sans concessions de la musique techno. Son mix aligne avec maestria et rapidité une suite de titres explosifs et dévastateurs pour la plupart signés par le maître lui-même.
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X-102 (Jeff Mills), "Discovers The Rings of Saturn", PIAS
Jeff Mills, avec son compère Mad Mike, à l'époque où ils faisaient tous deux partie du team Underground Resistance, a donné à la discographie techno trois monuments métalliques et ardus, connus sous le nom de code de X101, X102 et X103. Musiques urbaines et spatiales, voyage hallucinatoire dans un système solaire revisitée par les seules machines.

"The Deepest Shade of Techno I + II", SSR/Arcade
On retrouve dans cette admirable compilation qui court de 1991 à 1996 tout le feeling du berceau de la techno : une soul électronique intemporelle et un sens inouï de la mélodie pour un travail sur les rythmiques loin du binaire fracassant. Avec des bijoux signés autant par des grands anciens que par les petits nouveaux, d'Underground Resistance à Claude Young.

Inner City, "Praise", Ten Records / Virgin
Troisième larron black de la fameuse trinité de Detroit techno, Kevin Saunderson est aujourd'hui injustement oublié. Dommage, car son groove, saupoudré de vocaux gospel, illustre la parfaite rencontre entre techno musclée et deep house sensuelle. "Hallelujah" et "Praise" d'Inner City, morceaux renversants, irriguèrent les dancefloors d'une mystique sexuelle jusqu'alors inconnue.

Stacey Pullen, "DJ Kicks", K7/PIAS
Stacey Pullen est l'une des jeunes figures de la techno de la "Motor City". Son mix superbe, réalisé pour la collection DJ Kicks, fusionne à merveille une électronique d'inspiration tour à tour jazzy, minimaliste, électro et mélodique. Du grand art.


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07 septembre 2006

Journal HARA-KIRI

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Hara-Kiri (journal)

Genre Presse satirique Date de fondation

1960 Date du dernier numéro 1986

Le

magazine Hara-Kiri fut créé à l'initiative de François Cavanna et du professeur Choron entre autres. Ce journal satirique de tendance cynique, parfois grivoise, bénéficia d'un soutien télévisé discret de la part du réalisateur Jean-Christophe Averty (dont l'émission Les raisins verts participait du même esprit) et connut un succès relativement important en France

, à l'histoire riche en publicités radiophoniques provocantes (" Si vous ne pouvez pas l'acheter, volez-le ") et entrecoupée de quelques interdictions. Le magazine est d'abord vendu par colportage sur les trottoirs pour atterrir dans les kiosques à la fin de la même année.

Une lettre irritée arrive un jour au courrier des lecteurs, qui dit en substance : " vous êtes bêtes. Et non seulement vous êtes bêtes, mais vous êtes méchants ". Le sous-titre du magazine est immédiatement adopté : " Hara-Kiri, journal bête et méchant ". Dans chaque numéro, le professeur Choron (le siège est au 4 rue Choron) proposera le jeu bête et méchant du mois.

Historique

septembre

1960 : Création du magazine Hara-Kiri, mensuel. Il sera interdit deux fois, en 1961 puis en 1966

.

février

1969 : Hara-Kiri crée, sans supprimer le mensuel, un hebdomadaire qu'il nomme alors Hara-Kiri Hebdo. Cavanna y indique dans son éditorial que le but est de mieux coller à l'actualité et que le journal a failli se nommer Vite fait, vite lu ou Hara-Kiri vite fait. Le journal est en vente en kiosque (et parfois même par colportage, boulevard Saint Michel. Peut être pour écouler un numéro interdit à la vente en kiosque soit en 1969, soit 1970) pour 1 franc, prix modeste qui contribuera d'ailleurs à son succès. Ce premier numéro montre le déjà célèbre petit bonhomme de Wolinski

s'esclaffer en citant divers sujets, dont les " pendus de Bagdad ".

mai

1969

: Le journal change de nom pour devenir L'hebdo Hara-Kiri.

Cavanna raconte l'histoire du journal dans toute la deuxième partie de son livre Bête et méchant.

Interdiction de l'hebdo

En novembre

1970, l'hebdo Hara-Kiri sort avec pour couverture : " Bal tragique à Colombey : 1 mort " suite à la mort du général de Gaulle

.

Ce choix de titre faisait référence à un fait divers du

1er novembre de la même année : l'incendie d'un dancing, le " Cinq-Sept ", à Saint-Laurent-du-Pont (Isère

) où 146 personnes moururent. Ce fait divers avait été la semaine précédente rebattu par une presse plus préoccupée de spectacle que d'information. Elle employait unanimement le terme de " bal tragique " repris de façon parodique par Hara-Kiri.

Une rumeur veut que le ministre de l'Intérieur de l'époque,

Raymond Marcellin

, ait alors interdit la parution du journal. Une autre, plus sceptique sur les délais de réaction réels des ministères, veut que la procédure d'interdiction, déjà en cours, ait simplement abouti par coïncidence cette semaine-là. Toujours est-il que ce numéro sera le dernier, sous cette forme tout du moins ...

La relève immédiate

Une semaine plus tard est lancé

Charlie Hebdo. Le prénom Charlie dans le titre serait une référence à Charles de Gaulle selon Georges Wolinski (cf L'Écho des Savanes n° 239). En fait, les Éditions du Square

éditaient alors un mensuel de bandes dessinées nommé Charlie et dont le rédacteur en chef était Wolinski. Or on remarque que :

Les premiers numéros de

Charlie Hebdo contiennent des bandes dessinées (et justement Charlie Brown dans les Peanuts

) sur une page à fond de couleur, comme pour signaler en somme qu'elles sont surajoutées au journal.

Le journal tire un parti comique de la situation :

" Comme l'avait signalé notre malheureux confrère L'hebdo Hara-Kiri, dont nous déplorons la disparition "

" L'Hebdo Hara-Kiri est mort. Lisez

Charlie Hebdo

, le journal qui profite du malheur des autres "

Les rubriques sont rebaptisées de façon à rester parfaitement identifiables. Ainsi " Je ne l'ai pas lu, je ne l'ai pas vu, mais j'en ai entendu causer " devient " Si ce n'est pas vrai, je suis un menteur ". Certaines ne le sont même pas comme " Les lundis de Delfeil de Ton " ou " le petit coin de la culture " du même.

L'humour de

Charlie Hebdo ne sera pas du goût de tout le monde, surtout des esprits fonctionnant au premier degré. Lors de la visite surprise du président égyptien Anouar el-Sadate à Tel-Aviv, sa couverture mentionne la rencontre en termes argotiques qui lui vaudront un procès intenté par une organisation antiraciste. Les positions antiracistes bien connues et largement affichées de Charlie Hebdo, ainsi que quelques témoignages prestigieux, feront débouter la demande. Les couvertures de Charlie Hebdo

sont alors si grinçantes que le journal publie en prime toutes celles qui ont été envisagées, toujours irrévérencieuses, souvent très drôles, dans le journal, en petit format.

L'arrivée au pouvoir de la gauche en

1981, conjointe à peu de chose près à celle de Siné dans le journal, semble avoir été fatale à Charlie Hebdo première manière, qui disparaît en 1982

pour cause d'irrégularité des ventes. Ironie du sort : les premiers numéros du journal disaient : " Vous pouvez vous abonner, mais on aimerait mieux pas parce que ça nous oblige à vous l'envoyer ".

Charlie Hebdo reparaît en 1992, sous le direction de Philippe Val

.

Un baroud d'honneur aura pourtant été réalisé au préalable : " Charlie matin ", quotidien qui dès le départ avait été conçu pour ne durer que trois numéros... et provoquer un battage médiatique à sa création comme à son arrêt de parution.

Hara-kiri mensuel

Continuera à paraître jusqu'en

1986.On y retrouve tous les collaborateurs de l'hebdomadaire (y compris Delfeil de Ton qui avait quitté l'hedomadaire en 1975). Avant gardiste, Hara-Kiri ouvre ses pages régulièrement à des auteurs ou dessinateurs non conformistes, à l'humour absurde, noirs ou outranciers, souvent rejetés par les autres publications ou tout simplement impubliables à l'époque. Les détournements salaces de publicités ou de tableaux de maître feront la gloire du journal, lequel multipliait des images et photos à caractère pornographique mais sous couvert de dérision, à l'instar de L'Écho des savanes

.

Le journal aura été très innovant, profitant de l'espace de liberté que la troupe avait toujours révé. On peut voir le premier journal avec le cadeau gadget, les premiers détournements photos,...

Le titre était la propriété de

Georges Bernier

(le professeur Choron). Celui-ci, se sentant à tort ou à raison trahi par la création du "Charlie-Hebdo" nouvelle manière - qui ne lui proposa pas de poste à sa convenance -, et suivi par Vuillemin, tenta sa propre aventure avec un Hara-Kiri hebdomadaire qui ne durera que quelques semaines. Il vend en fin de compte le titre Hara-Kiri à des acheteurs extérieurs qui conduiront rapidement le magazine à la faillite.

Equipe :

Georges Bernier

(professeur Choron)

Cabu

 

Delfeil de Ton

 

François Cavanna

 

Fournier

 

Chenz

 

Fuchs

 

Gébé

 

Melvin

 

Reiser

 

Topor

 

Georges Wolinski

 

Fred

 

Willem

 

Jean-Marie Gourio

 

Vuillemin

 

Kamagurka

 

Hugot

 

Berroyer

 

Gilles Nicoulaud

 

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