Hunter Kriss home world

voici mon monde et mon dicton: "quant la musique va, tous va!!!"

08 juin 2007

Jennifer Connely

mon actrice etrangere fetiche

jenifer


Née le 12 Décembre 1970 à Catskill Mountains, New York (Etats-Unis)

C'est grâce au conseil d'un ami que Jennifer Connelly doit sans doute la carrière qui est la sienne. Celui-ci soumet en effet à ses parents l'idée de présenter la jeune fille, alors âgée de dix ans, à une audition pour modèles. Jennifer Connelly débute ainsi en apparaissant dans des publicités de magazines puis dans des spots télévisés.

En 1984, à l'âge de quatorze ans, Jennifer Connelly fait ses premiers pas sur grand écran de manière fracassante puisqu'elle incarne une jeune danseuse dans Il etait une fois en Amerique de
Sergio Leone. Des débuts prestigieux suivis, un an plus tard, par le rôle-vedette de Phenomena, réalisé par Dario Argento. Toujours aussi précoce et active, elle joue en 1986 dans le film d'aventures Labyrinthe, partageant la vedette avec le chanteur de rock David Bowie.

En 1990, Jennifer Connelly s'illustre dans le film Hot Spot, réalisé par
Dennis Hopper et dans lequel elle a pour partenaire Don Johnson. Un an plus tard, elle acquiert encore un peu plus de reconnaissance auprès du grand public grâce à son rôle dans The Rocketeer de Joe Johnston. Mais c'est véritablement à partir de 1995 que la carrière de la jeune femme prend un tournant décisif. Après avoir joué dans Higher learning de John Singleton et Les Hommes de l'ombre de Lee Tamahori, Jennifer Connelly décroche le rôle féminin principal du film fantastique Dark City de Alex Proyas, dans lequel elle côtoie Rufus Sewell, William Hurt et Kiefer Sutherland.

En 2000, elle tient la vedette du Fantôme de Sarah Williams mais elle se fait surtout remarquer dans Requiem for a Dream de
Darren Aronofsky avec le rôle marquant d'une femme plongée dans l'enfer de la drogue. L'année suivante, c'est la consécration : son rôle dans Un homme d'exception de Ron Howard lui vaut de remporter le Golden Globe et l'oscar du meilleur second rôle féminin. En 2003, Jennifer Connelly incarne le personnage féminin principal de Hulk, l'adaptation sur grand écran du célèbre comic-book réalisé par Ang Lee.

Deux ans plus tard, elle interprète sous la direction de Walter Salles une femme aux prises avec d'étranges phénomènes dans Dark water, le remake américain du film éponyme d'Hideo Nakata. Choisissant ses rôles avec soin, elle s'engage l'année suivante aux côtés de Kate Winslet dans Little Children avant de rejoindre Robert Duvall et Dustin Hoffman dans The Berkeley Connection.

Actrice

Rôle


9 (Prochainement), de Shane Acker

(voix)

American pastoral (Prochainement), de Phillip Noyce

Blood Diamond (2007), de Edward Zwick


Ce film est projeté dans 2 salle(s)
Maddy Bowen

Little Children (2007), de Todd Field

Kathy Adamson

Reservation Road (2006), de Terry George

Dark water (2005), de Walter Salles

Dahlia Williams

Pollock (2003), de Ed Harris

Ruth Kligman

Hulk (2003), de Ang Lee

Betty Ross

House of sand and fog (2003), de Vadim Perelman

Un Homme d'exception (2002), de Ron Howard

Alicia Nash

Le Fantôme de Sarah Williams (2001), de Keith Gordon

Sarah Williams

Requiem for a Dream (2001), de Darren Aronofsky

Marion Silver

The $treet (2000) - Saison 1 

SÉRIE TV

Catherine Miller

Dark City (1998), de Alex Proyas

Emma Murdoch

Les Années rebelles (1997), de Pat O'Connor

Eleanor Abbott

Les Hommes de l'ombre (1996), de Lee Tamahori

Allison Pond

Fièvre à Columbus University (1995), de John Singleton

Taryn

Of Love and Shadows (1994), de Betty Kaplan

Irene

The Rocketeer (1991), de Joe Johnston

Jenny Blake

Une Place à prendre (1991), de Bryan Gordon

Josie McClellan

The Hot Spot (1990), de Dennis Hopper

Gloria Harper

Some girls (1988), de Michael Hoffman

Gabriella

Etoile (1988), de Peter Del Monte

Claire Hamilton / Natalie Horvath

Labyrinthe (1986), de Jim Henson

Sarah

Seven Minutes in Heaven (1985), de Linda Feferman

Natalie Becker

Il était une fois en Amérique (1984), de Sergio Leone

Deborah jeune

Phenomena (1984), de Dario Argento

Jennifer Corvino

Posté par hunter kriss à 22:12 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


05 septembre 2006

Paul Verhoeven

18404415012771

Réalisateur, Scénariste, Producteur, Producteur exécutif, Acteur néerlandais

Né le 18 Juillet 1938 à Amsterdam (Pays-Bas)

Diplômé en mathématiques et en physique, Paul Verhoeven découvre sa vocation de cinéaste lors de ses études à l'université de Leiden en réalisant plusieurs courts métrages. Lors de son service militaire au sein de la Royal Dutch Navy, il réalise à la demande de l'armée, un documentaire pour le tricentenaire de la Marine Hollandaise. Par la suite, il travaille pour la télévision où il se fait remarquer avec Floris, une série d'aventures en douze épisodes se déroulant au Moyen-Age où l'on découvre Rutger Hauer, qui deviendra son acteur fétiche.

En 1971, il réalise son premier long métrage, la comédie Business is Business. Deux ans plus tard, son second film, Turkish Delices est un succès international. Malgré son caractère provocateur et érotique le film obtient une nomination à l'Oscar du Meilleur Film Etranger. Verhoeven poursuit sa carrière aux Pays-Bas en réalisant plusieurs longs métrages dont Le Choix du destin. Il revient à ses thèmes de prédilection que sont l'érotisme et à la violence avec Spetters puis Le Quatrieme Homme en 1983, un thriller où il ose une version fantasmée du catholicisme et pour lequel il reçoit le Los Angeles Critics Award. Le succès international de ses films l'encourage à s'installer aux Etats-Unis.

En 1985 il écrit et met en scène son premier long métrage américain, l'épopée médiévale La Chair et le sang où viols, massacres, peste et famine jalonnent l'histoire de cette bande de mercenaires barbares. Deux ans plus tard, son film de science fiction Robocop connait un énorme succès commercial dans le monde entier. Dès lors, tous ses films vont connaître un grand succès public, que ce soit Total recall avec la présence musclée d'Arnold Schwarzenegger, ou le sulfureux thriller érotique Basic instinct qui provoque le scandale au festival de Cannes et établit Sharon Stone en sex symbol interplanétaire grâce à un interrogatoire très osé. Cependant en 1996, Showgirls , une critique acide du milieu du spectacle et plus largement du rêve américain subit les foudres de la critique et ne convainc pas le public.

Avec

Starship Troopers en 1998, Verhoeven renoue avec le succès. En 2000, il se tourne une nouvelle fois vers le cinéma fantastique avec

L' Homme sans ombre, une variation sur l'homme invisible. Une nouvelle fois il se heurte à la censure américaine confirmant sa réputation d'auteur sulfureux. Loin du gentil homme invisible habituel son héros est jaloux, voyeur et violent. Après plus de vingt ans passé aux Etats-Unis Verhoeven revient à ses premières amours en 2004. Il réalise

The blackbook dans son pays natal, la Hollande avant de prendre la direction du thriller One step behind

Posté par hunter kriss à 19:59 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 septembre 2006

Rob Zombie : Rock, Horror and Pictures Show

Rob_zombie_3Pfilm9165640506282rob_zombie_4


Rob Zombie : Rock, Horror and Pictures Show
Rock, Horror and Pictures Show
19 juillet 2006

Né au début de l’année 1965 à Haverhill dans l’état du Massachusetts, Robert Cummings se fait les dents avec les « Monsters Show » qui déferlent sur la petite lucarne. « The Munsters », « La famille Addams », le petit Robert nourri son imaginaire des « Creep Show » qui explosent dans les années 60 et 70. Sa passion pour le genre l’amène en 1985 à se faire engager comme assistant de production de « Pee Wee Playhouse » (un programme pour enfants qui poursuit les aventures de Pee Wee à la télévision). Il a tout juste 21 ans et profite de ses talents pluridisciplinaires pour vendre ses dessins à des magazines pour adultes et fonder « White Zombie », un groupe de rock mêlant techno, heavy metal, psyho-billy et l’imagerie des films d’horreur. « Gods on Voodoo Moon », leur premier disque, sort la même année et mêle les influences de Frankenstein, de Dracula, des films de morts-vivants et de monstres en tout genre. Insatiable, il accouche dans la foulée de deux mini-LP, « Pig Heaven » (1986) et « Psycho-head Blowout » (1987), et passe à la vitesse supérieure avec « Soul-Crusher », un second album avec lequel il impose sa marque de fabrique et son nom de scène : Rob Zombie.

ZOMBIE-A-GO-GO

En 1989, « Make them die Slowly » leur ouvre les portes d’une major et leur nouvel opus, « La Sexorcisto : Devil Music Vol 1 » (1992), celle de la reconnaissance. Un tournant artistique et financier qui offre enfin à Rob Zombie des moyens à sa démesure. Les White Zombie se lancent dans des tournées Alice Cooperiennes démentielles orchestrées par Rob Zombie qui gère de A à Z l’image du groupe. Pochettes de disque, t-shirts, vidéo-clips, les White Zombie, c’est lui. D’ailleurs, 4 albums et 6 ans plus tard, le maître des Zombie crée un label à son image : Zombie-A-Go-Go. Mais ni la production d’autres artistes nile démarrage d’une carrière solo (« Hellbilly Deluxe ») ne parviennent à assouvir les pulsions de ce stakhanoviste de l’horreur qui depuis toujours ne rêve que de cinéma. Déjà réalisateur de la séquence d’hallucination de « Beavis and Butt-Head do America » (1996) et crédité en tant que musicien aux génériques de nombreux films (« Judge Dredd », « Los Angeles 2013 », « La fiancée de Chucky », « Rollerball », etc...), il se lance, sans succès, dans l’écriture d’un scénario pour « The Crow 3 », dont il ne signera finalement qu’un titre sur la B.O.

UNIVERSAL ZOMBIE

A l’affût sur tous les fronts de l’horreur, Rob Zombie profite ensuite du revirement momentané d’Universal pour ses monstres. Le studio a le vent en poupe avec les retours de la « Mumy » et de « Van Helsing » dans les salles obscures et organise, deux années consécutives, de monstrueuses Horror Nights Party dans son parc à l’occasion d’Halloween. « The Thrilling, Chilling World of Rob Zombie », un labyrinthe hanté géant inspiré d’un des albums des White Zombie, fait sensation et Universal demande à la rock star de renouveler le concept l’année suivante. Mais le zombie blanc a toujours autant envie de faire du cinéma et présente « La maison des 1000 corps » à la fois comme une attraction et un film. En quelque sorte, l’Attraction ultime qui fera revivre aux visiteurs les sensations vécues par les spectateurs durant la projection de son futur film. Un projet assez culotté que les exécutifs du studio lui demandent de développer avant de donner leur accord. Qu’à cela ne tienne. Quelques jours plus tard Rob Zombie revient avec une ébauche de script d’une douzaine de pages et reçoit le feu vert pour « La maison des 1000 morts ».

LA PORTE DES LIONS

Comme dans le rêve le plus fou de Rob Zombie, son premier film est produit et distribué par Universal, son studio fétiche. Enfin, jusqu’à la projection privée du premier montage de « La maison des 1000 morts », où Stacey Snider, la grande prêtresse d’Universal, oppose son veto à la distribution en salle de ce long-métrage totalement amoral. Il est tout d’abord question que la Metro Goldwyn Mayer distribue la maison de Rob Zombie. Mais ce dernier ne peut se retenir de faire du mauvais esprit sur l’antenne de MTV : « Universal ne veut pas distribuer mon film car il ne contient aucune valeur morale. Comme c’est la MGM qui va s’en charger, j’imagine qu’ils n’ont eux aussi aucune morale ». A son tour, la métro retire ses billes et finalement, Lions Gate, alertée par la polémique, récupère le film qu’elle considère, à juste titre, comme un chef d’œuvre du genre. Le film faut d’ailleurs un carton à sa sortie en salle et le mariage de circonstances entre le Zombie et la Porte des Lions (producteur et distributeur de « The Devil’s Rejects ») se révèle, enfin jusqu’à présent, comme une union pour le meilleur et pour le pire.

rob_baby

Posté par hunter kriss à 09:17 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 août 2006

Jean pierre jeunet

afficheaffiche2

Jean-Pierre Jeunet

est un

réalisateur, scénariste et acteur français, né le 3 septembre 1953 à Roanne, Loire (France

).

Ses films mêlent le fantastique à la réalité dans diverses proportions, soit en créant des univers fantastiques à partir d'éléments quotidiens, notamment urbains (Delicatessen, la Cité des enfants perdus), soit en faisant ressortir les éléments du hasard dans le quotidien (le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain). Ses films comportent toujours une part d'humour enfantin, même lorsqu'il traite de l'horreur (comme par exemple dans Alien, la résurrection le fauteuil roulant de

Dominique Pinon

ou bien le système d'ouverture de portes avec l'haleine).

Filmographie

Réalisateur

Scénariste

  • 1981 : Le Bunker de la dernière rafale (coécrit avec Gilles Adrien et Marc Caro) 1984 : Pas de repos pour Billy Brakko 1989 : Foutaises (coécrit avec Bruno Delbonnel) 1991 : Delicatessen (coécrit avec Gilles Adrien et Marc Caro) 1995 : La Cité des enfants perdus (coécrit avec Gilles Adrien et Marc Caro) 2001 : Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain (coécrit avec Guillaume Laurant) 2004 : Un long dimanche de fiançailles (coécrit avec Guillaume Laurant d'après un roman de Sébastien Japrisot)


    mes 3 films preférés de ce realisateur....

    DELICATESSEN - 1991 -

    Jean Pierre Jeunet, Direction artistique : Marc Caro
    Ecrit par :
     Marc Caro, Jean Pierre Jeunet, Gilles Adrien
    Produit par : Claudie Ossard / Constellation, UGC, Hachette Première
    Durée : 112 min
    Avec : Marie-Laure Dougnac, Dominique Pinon, Jean-Claude Dreyfus, Jean-François Perrier, Karin Viard, Rufus, Ticky Holgado....
    Musique : Carlos d'Alessio Directeur de la photographie : Darius Khondji Montage : Hervé Schneid

    Réalisé par :

    Dans un univers post-apocalyptique, où la nourriture est rare, les habitants d'un immeuble essayent de survivre. Le boucher fait fortune en dépeçant les nouveaux locataires et en vendant leur chair. Un jour arrive un jeune clown. En attendant de le tuer, le boucher le loge en échange de menus travaux dans l'immeuble. Oui mais voilà, le clown tombe amoureux de la fille du boucher...

    LA CITÉ DES ENFANTS PERDUS - 1995 -  Jean Pierre Jeunet, Direction artistique : Marc Caro
    Ecrit par :
     Marc Caro, Jean-Pierre Jeunet, Gilles Adrien, Guillaume Laurant (dialogues additionnels)
    Produit par : Claudie Ossard / Constellation, France 3 Cinéma, Studio Canal Plus, Lumières Picture
    Durée : 112 min
    Avec : Ron Perman, Daniel Emilfork, Judith Vittet, Dominique Pinon, Jean-Claude Dreyfus, Geneviève Brunet, Odile Mallet, Mireille Mossé, Serge Merlin, Rufus, Ticky Holgado....
    Musique Angelo Badalamenti Directeur de la photographie : Darius Khondji Montage : Hervé Schneid :

    Réalisé par :

    Dans une ville sombre hantée par une étrange communauté de cyclopes, One, ancien marin au coeur tendre, recherche son petit frère, Denrée, soudainement disparu. Il fait la rencontre de Miette, une petite orpheline débrouillarde, qui l'aidera dans ses recherches. Au large, en haut d'une plateforme maritime, vit Krank, un homme-gargouille atteint par l'incapacité de rêver. Entouré d'une demi-douzaine de Clones, d'un cerveau isolé dans un bocale, et d'une naine voleuse d'enfants, il part en quête de trouver une âme pure pour lui dérober ses plus beaux rêves...

    ALIEN RESURRECTION - 1998 -

     Jean Pierre Jeunet
    Ecrit par :
    Joss Whedon, Dan O'Bannon, Ronald Shusett, Guillaume Laurant
    Produit par : 20th Century Fox Durée : 112 min
    Avec : Sigourney Weaver, Winona Ryder, Dan Hedaya, Ron Perlman, Dominique Pinon, Brad Dourif...
    Musique John Frizzell Directeur de la photographie : Darius Khondji Montage : Hervé Schneid :

    Réalisé par :

    Deux cents ans après la mort de l’officier Helen Ripley et de l’Alien qu’elle couvait dans ses entrailles, une équipe de généticiens, avide de connaissances sur le monstre, entreprend de ressusciter la bête à partir d’ADN infecté de Ripley. Le clonage est un succès : à bord de l’USS Auriga, une reine Alien va bientôt donner vie à une nouvelle portée de monstres. Une bande de pirates, venue livrer des corps humains pour la fécondation, va découvrir, au milieu du carnage, que le clonage ne s’est pas déroulé de manière si " parfaite "…

     Caro&Jeunet
    Mise en scène :
     Caro&Jeunet
    Mise en scène :
     

Posté par hunter kriss à 19:31 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

sujet Evil Daed

USA, 1979-1982
De Sam Raimi
Scénario : Sam Raimi
Avec Bruce Campbell, Ellen Sandweiss, Betsy Baker, Sarah York, Hal Delrich
Photo : Tim Philo
Musique : Joe Lo Duca
Durée : 1h25

Un groupe d’amis décide de passer un week-end dans une maison isolée au milieu d’un bois. Ils y trouvent un livre étrange, le Livre des Morts, et un magnétophone dont l’enregistrement déchaîne des forces démoniaques. L’un après l’autre, les imprudents se retrouvent zombifiés. Pour les survivants, le seul moyen de se débarrasser des possédés consiste à les démembrer.

1

Après avoir fait ses premières armes sur des courts métrages en super 8, Sam Raimi décida de réaliser un film d’horreur à petit budget (environ 400 000 $), bien qu’ayant toujours eu peur de ce type de films. Il rassemble des fonds avec ses amis d’enfance Rob Tapert et Bruce Campbell, et part tourner au Tennessee en novembre 1979, dans une baraque au sol couvert de bouses de vaches. Le scénario est improvisé au jour le jour, on remarque tout de même une référence à l’œuvre de l’écrivain Howard Phillips Lovecraft (1890-1937), lorsqu’il est question du Livre des Morts, ou Necronomicon, un livre écrit avec du sang et relié avec de la peau humaine par le dément Abdul Alhazred. A la fin décembre 1979, Sam Raimi ne peut plus payer les acteurs qui décident de partir, excepté Bruce Campbell qui joue le rôle de Ash. Cette défection explique le recours du cinéaste à des doublures, ce qu’il appelle les Fake Shemps, en référence à l’acteur Shemp du groupe comique The Three Stooges. Shemp étant mort avant qu’un film ne soit fini, il avait été remplacé de dos par un autre acteur avec une perruque. The Evil Dead est un curieux patchwork de scènes, voire de plans tournés à des mois d’intervalles, avec des acteurs différents, ou les mêmes acteurs réembauchés après possibilité de paiement. Les faux raccords sont légions, suivant les plans, Ash et Scott ont les cheveux longs puis courts, le zombie Shelly a des chaussettes qui changent de couleur, le zombie Cheryl change de visage, de teinte de cheveux. Pourtant, cela ne nuit pas à la force du film qui peut être regardé comme un film d’horreur sérieux, au premier degré, malgré son côté bricolé.

3

Parmi les passages les plus impressionnants, on peut citer celui où Linda, la petite amie de Ash, tente de deviner les cartes à jouer que lui cache Shelly, l’amie de Scott. Shelly s’amuse à faire croire à Linda qu’elle est douée, tandis qu’à l’arrière-plan, Cheryl leur tourne le dos en regardant la fenêtre. Soudain, Cheryl se met à identifier les cartes que tient Shelly, avec une voix de plus en plus bizarre et rapide, puis elle se retourne… et l’horreur commence… A l’origine, le nom de Ash devait être Holt, pour faire le jeu de mot Ash Holt (asshole veut dire trouduc), mais l’idée n’a pas été retenue. Le personnage de Ash demeure passif pendant les deux tiers du long-métrage, totalement tétanisé par la transformation de ses amies, c’est surtout Scott qui fait montre d’initiative, puis les événements obligent Ash à sortir de son apathie. Evil Dead II (1987) et Army of Darkness (1992) ne seront pas véritablement des suites, mais plutôt des déclinaisons du même thème et, en accord avec le réalisateur Sam Raimi et l’acteur Bruce Campbell, adopteront un ton plus parodique, éloigné de l’épouvante à l’état pur. Le personnage de Ash évoluera dans le mauvais sens en devenant de plus en plus bête et rustre.

2

On ne peut pas passer sous silence la médiocrité de la version française de The Evil Dead, même si l’on retrouve, non sans une certaine nostalgie, des voix féminines spécialisées dans le doublage de dessins animés enfantins des années 80. La traduction est approximative, en passant sous silence que Cheryl est la sœur de Ash. Pire, elle est erronée, ce qui rend le film incohérent. Le meilleur exemple est celui où Ash demande à Scott ce qu’ils vont faire de Shelly coupée en morceau. Dans la V.F, Scott déclare: "On va la brûler". La V.O est différente: "We’re gonna bury her", ("On va l’enterrer"). La scène suivante montre Ash et Scott en train d’enterrer la fille démembrée, forcément! The Evil Dead doit également beaucoup aux effets spéciaux de Tom Sullivan et Bart Pierce, qui ont réussi à mélanger les maquillages traditionnels et l’animation image par image à la Ray Harryhausen. La scène de décomposition des zombies est spectaculaire et l’on oublie vite son aspect pâte à modeler.

4

Sam Raimi s’est rendu célèbre pour l’originalité de ses plans et pour l’usage de la caméra subjective, dans certaines scènes, ce qui est filmé représente ce que voit la force malfaisante tapie dans les bois. D’autres réalisateurs s’inspireront à la même époque de ce procédé, comme Michael Wadleigh, dans Wolfen (1981), pour donner le point de vue des loups. N’étant pas un fan de films horrifiques, Raimi montrera par la suite que l’on ne peut le cantonner à ce genre en tournant des films plus graves, comme Un Plan simple (1998), Intuitions (2000) et réussira à réaliser l’une des meilleures adaptations de bande dessinée à ce jour avec Spider-Man (2002). Ce qui est un peu triste, c’est que Bruce Campbell, qui avait la vedette dans la série des Evil Dead, se retrouvera à faire de la figuration dans le dernier film de son ami Sam Raimi. Une dernière précision: ne cherchez pas, dans le film, la scène de l’affiche, où l’on voit une femme tirée dans le sol par une main. Bridget Hoffman, qui ne joue pas dans le film, a juste posé pour des photos promotionnelles dont l’une devint cette affiche si célèbre.

Evil Dead
image

Posté par hunter kriss à 17:17 - mes reportages ciné - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mtthieu kassovitz, le prodoge multicarte

18378234016907029233017173032734

mon preféré chez lui est "assassin" pour sa noirceur

Réalisateur, Scénariste, Producteur, Acteur, Monteur, 2ème assistant réalisateur français

Né le 3 Avril 1967 à Paris (France)

Fils du réalisateur Peter Kassovitz (Droles d'oiseaux !, 1993, Jakob le menteur, 1999), Mathieu Kassovitz fait ses débuts à l'écran dans l'un des films de son père, Au bout du bout du banc (1978). Il apparaît la même année dans L'Année prochaine... Si tout va bien, aux côtés d'isabelle adjani

Il fait ses débuts de réalisateur avec le court métrage Fierrot le pou (1990), qui sera suivi de deux autres courts puis de son premier long en 1993, Metisse, dans lequel il interprète également l'un des rôles principaux.

Par la suite, il continue de faire l'acteur, dans la série des 3000 scénarios contre un virus (dans le court métrage Avant... mais après de Tonie Marshall) ou dans Regarde les hommes tomber (1994), de Jacques Audiard, aux côtés de Jean-Louis Trintignant et Jean Yanne. Il retrouvera le metteur en scène deux ans plus tard dans Un héros très discret.

Entre temps, il aura créé l'événement avec La Haine (1995), qui remporte le Prix de la mise en scène à Cannes et lui rapporte trois César, dont celui du Meilleur film. Jodie Foster elle-même soutient le film lors de sa sortie américaine. La Haine sera suivi en 1997 par Assassin(s), où, apprenti tueur, il donne la réplique Michel Serrault : le film, présenté à Cannes, est un échec public et critique. La même année, il fait une apparition dans Le Cinquième élément, de Luc Besson.

On le retrouve en 2000 comme réalisateur avec Les Rivières Pourpres, qui réunit Jean Reno et Vincent Cassel, et comme acteur chez Jean-Pierre Jeunet dans Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain. En 2002, il est à l'affiche de Birthday Girl aux côtés de Nicole Kidman et tient la vedette d'Amen. de Costa-Gavras, tout en s'autorisant une courte apparition dans le Astérix et Obélix : mission Cléopâtre d'Alain Chabat.

En 2003, contacté par le producteur Joel Silver (la saga Matrix), Mathieu Kassovitz fait ses grands débuts américains sous l'égide de la société Dark Castle avec le thriller Gothika dans lequel il dirige Halle Berry et Penélope Cruz. Il développe depuis le projet de science-fiction Babylon babies, adapté de l'oeuvre de Maurice G. Dantec. Après avoir déclaré qu'il s'était retiré du métier d'acteur pour se consacrer plus particulièrement à son travail de metteur en scène, et, qu'il faudrait au moins Steven Spielberg, pour lui donner envie d'être à nouveau de l'autre côté de la caméra, il tourne en 2005 dans Munich aux cotés de son maître, Steven Spielberg. Il y interprète un agent du Mossad.

Posté par hunter kriss à 02:07 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Christopher Ganz, un autre français que j'aime.....

18477915

Réalisateur, Scénariste, Monteur, Producteur associé français

Né le 11 Mars 1960 à Antibes (France)

Passionné de cinéma depuis sa plus tendre enfance, Christophe Gans crée très jeune son premier fanzine, alors qu'il habite toujours dans sa ville natale d'Antibes. Il entre ensuite à l'IDHEC, où il réalise notamment Silver slime, un court métrage dédié à ses maîtres italiens Mario Bava et Dario Argento qui remporte un franc succès au Festival du Film Fantastique de Paris 1982.

L'année suivante, il fonde avec des amis le magazine Starfix, qui devient une référence dans le domaine du cinéma de genre en prenant la défense d'auteurs aujourd'hui reconnus comme John Carpenter, David Cronenberg ou John Woo. Il anime parallèlement une page cinéma dans l'émission Rapido d'Antoine de Caunes.

A la fin des années 80, Christophe Gans rejoint l'équipe de Samuel Hadida pour y développer des projets de films. Il travaille sur plusieurs scénarios avant de signer The drowned, premier segment du film à sketches Necronomicon (1993, sorti directement en vidéo en France). Après ce galop d'essai, il adapte et réalise Crying Freeman (1996), d'après un manga culte. Quatre ans plus tard, il signe Le Pacte des loups, son premier film en langue française, qui rassemble près de 5 millions de spectateurs dans l'hexagone. Un succès qui fait de Christophe Gans l'un des réalisateurs français les plus en vue du moment. Il est alors pressenti pour réaliser les adaptations des aventures de Bob Morane et de Rahan, mais les deux projets ne voient finalement pas le jour.

Désormais affranchi de ces productions, le réalisateur traverse l'atlantique pour se lancer dans l'adaptation du jeu vidéo culte Silent Hill, marquant ainsi la consécration internationale du réalisateur.

Posté par hunter kriss à 01:47 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Peter Jackson

4

8

906bad_tastebad_taste2

Peter Jackson

Réalisateur, Scénariste, Producteur, Producteur exécutif, Acteur, Directeur de la photographie, Monteur, Superviseur des effets visuels, Coproducteur, Effets spéciaux, Maquilleur

Né le 31 Octobre 1961 à Nouvelle-Zélande

Signe du destin ? Quoi qu'il en soit, Peter Jackson, spécialiste du cinéma fantastique, est né le jour d'Halloween. Après avoir tourné des films de vampires au cours de son enfance, il travaille en tant que photograveur dans un journal puis décide de se lancer dans le cinéma. En 1988, il accouche de Bad taste, un premier film très gore tourné les week-end, et qui se fait remarquer au marché du Festival du Film à Cannes. Un an plus tard, il livre une version érotique et trash du Muppet show avec Les Feebles.

Mais c'est en 1992 que Peter Jackson se révèle aux yeux de tous avec le film d'horreur Braindead, considéré par beaucoup comme un sommet du genre. Récompensé par le Grand Prix du Festival d'Avoriaz en 1993, le film impose le réalisateur comme un spécialiste du cinéma gore. Le Néo-zélandais prend cependant tout le monde à contre-pied en 1994 en réalisant Créatures célestes, un drame tiré d'un fait divers qui lui vaut le Lion d'Argent au Festival de Venise et qui révèle Kate Winslet. Dès lors, c'est l'ascension pour le réalisateur qui, en 1996, retrouve le cinéma fantastique avec Fantômes contre fantômes et s'autorise la même année un écart original avec Forgotten Silver, faux documentaire sur un cinéaste néo-zélandais imaginaire.

Toujours en 1996, les studios Universal lui confient les rênes d'une nouvelle version de King Kong. Quelques mois après le début de la pré-production le projet est finalement annulé par crainte de la concurrence de Godzilla, privant le réalisateur de son rêve d'enfant. Peter Jackson s'embarque alors pour une autre aventure épique : l'adaptation sur grand écran de la trilogie du Seigneur des Anneaux de J.R.R. Tolkien. Développé durant sept longues années dans sa Nouvelle-Zélande natale, le projet devient le rendez-vous incontournable des fins d'années 2001 (La Communauté de l'anneau), 2002 (Les Deux tours) et 2003 (Le Retour du roi). La trilogie rapporte près de 3 milliards de dollars dans les salles et permet à Peter Jackson de remporter l'Oscar du meilleur réalisateur en 2004 pour Le Retour du roi.

Fort de ce succès, Universal lui propose une nouvelle fois de mettre en scène un remake de King Kong. Peter Jackson accepte et réalise enfin son rêve d'enfant. Après un nouveau tournage en Nouvelle-Zélande, son King Kong sort sur les écrans en décembre 2005.

Posté par hunter kriss à 01:18 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Alexandre Aja, la nouvelle vague française....

aja

Alexandre aja

Scénariste, dialoguiste, réalisateur, Alexandre Aja est né le 7 août 1978 à Paris. Fils du réalisateur

Alexandre Arcady, il signe sa première réalisation, Over The Rainbow, en 1997. Le court métrage, interprété par Carine Yvart et Jean-Claude De Goros, est présenté en compétition au Festival de Cannes.

En 2000, il passe au long métrage et réalise le drame
Furia, avec Stanislas Merhar, Marion Cotillard et Wadeck Stanczak. Il en a aussi écrit le scénario avec Grégory Levasseur, d’après une nouvelle de Julio Cortazar. Le film est nommé au Prix du meilleur film au Festival International du film fantastique de Fantasporto.

En 2003, son film d’horreur
Haute Tension, interprété par Cécile de France, Maïwenn et Philippe Nahon, fait sensation en France. Le film est remarqué l’année suivante au Festival international du film de Toronto au point que Lions Gate Films décide de le sortir aux Etats-Unis. Le film, dont il est aussi le coscénariste avec Grégory Levasseur, a été nommé au Grand Prix du Festival du cinéma fantastique d’Amsterdam et a valu à Alexandre Aja les Prix du meilleur réalisateur et du meilleur film fantastique au Festival international du Film de Catalogne.

L'année suivante, il figure dans la liste de Variety 2004 des "Dix réalisateurs à suivre".

Il est également le coauteur du scénario de
Entre Chiens Et Loups, adapté de "Iaroslav" de Claude Klotz. Il l’a cosigné avec Grégory Levasseur et Alexandre Arcady, également réalisateur du film.

En 2006, il est contacté par Wes Craven pour réaliser le remake d'un de ses films,
La Colline a des yeux

. Il signe ainsi, avec son accolyte Grégory Levasseur, sa première réalisation américaine.

Posté par hunter kriss à 01:09 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 août 2006

Jean Rollin, le roi francais de la serie Z.

rollin


JEAN ROLLIN

Passionné de cinéma depuis sa vision du Capitaine Fracasse d'Abel Gance à l'âge de 8 ans, Jean

Rollin réalise des courts métrages et monte des films publicitaires avant de mettre en scène son premier long métrage à l'âge de 29 ans.


Nous sommes en mai 1968, le pays est paralysé par les grèves et les distributeurs préfèrent retarder les sorties de leurs films. Le jour où sort Le viol du vampire, il est le seul nouveau film dans les salles. Le public va voir en nombre cette histoire de vampires réalisée par un jeune cinéaste français inconnu. Il découvre alors une oeuvre insolite, à des années lumières du cinéma fantastique de l'époque. Si le film séduit les surréalistes, il n'en est pas de même pour tout le monde. Rollin est menacé physiquement par des spectateurs mécontents et son film est traîné dans la boue par la critique... Jean Rollin, cinéaste maudit, est né...

 

Son univers poétique ne cessera alors de fasciner ou de révolter. Lèvres de sang marque la fin de sa période la plus personnelle. Des problèmes de production l'obligent à finir le film dans l'urgence avec des moyens réduits.


Rollin tourne alors sous des pseudonymes de nombreux films pornographiques. Les raisins de la mort marque le retour de Rollin à un cinéma traditionnel plus commercial. Il continue à mener une double carrière avant que la maladie ne ralentisse son activité cinématographique. Il se consacre alors principalement à la littérature et adapte au cinéma son roman Les deux orphelines vampires , très beau film qui semble marquer un retour à son univers très personnel des débuts.
La fiancée de Dracula

Brigitte Lahaie et Dominique Journet (La nuit des traq

 

Comme acteur


LE MARQUIS DE SLIME (1996. D-Quelou Parente)
DINOSAUR FROM THE DEEP (1993. D-N.G. Mount. Rollin appears as an expedition leader)
ALIEN PLATOON (1992. D-N.G. Mount)
TREPANATOR (1990. D-N.G. Mount. Rollin appears as a mad sergeon)
CHASING BARBARA (1990. For Eurocine)
LE PRINCE DES VAMPIRES (D- Thierry Racine. Short film)
SANGUINE (D-Pierre Pattin. Short film hommage to Rollin)
HEMOPHILIA (1985. Appearing as a Police Inspector)
LA MORTE VIVANTE (1982)
CLINIQUE POUR SOINS TRES SPECIAUX (a.k.a. La Clinique en Folie, La Doctoresse est une Salope, L'infirmiere au Minou Rase. 1980. D-John Love [Alain Payet]. Adult film)
LE LAC DES MORTS-VIVANTS (1980, Rollin appears as a zombie)
GAMINES EN CHALEUR (a.k.a. En Chaleur, 1979. D-Robert Xavier. Adult film.)
HYPERPENETRATIONS (1978. D-Robert Xavier. Adult film)
LEVRES GLOUTONNES (1978. D-Richard Stephens [Dominique Gout]. Adult film)
REMPLISSEZ-MOI...LES 3 TROUS (1978. D-Robert Xavier. Adult film)
AMOURS COLLECTIVES (1976. D-Jean-Pierre Bouyxou)
PHANTASM (1975)
LEVRES DE SANG (1974)
LES RAISINS DE LA MORT (1970) Objectif Cinéma : Qu’est-ce qui a vous poussé vers le cinéma ?

Jean Rollin : La première fois que je suis allé au cinéma, j’avais 8 ans, et ce fut à la campagne, où je vivais avec ma mère. C’était Capitaine Fracasse d’Abel Gance. C’était le premier film que je voyais, et je me suis alors dit " je veux faire ça quand je serais grand " ! (rires) En fait, deux séquences surtout m’avaient fortement impressionné : une séquence de tempête, et un duel dans un cimetière. Pour la petite histoire, sur mon premier film (1) Le Viol du Vampire, de manière tout à fait inconsciente, j’ai filmé la même chose que ce que j’avais vu enfant : un duel entre deux femmes à la lueur des torches. Plusieurs années plus tard, je me souvins du film de Gance, et je me suis dit alors dit à moi-même : " mais j’ai déjà fait ça " !

Objectif Cinéma : Les serials ont-ils eu une grande influence?


Jean Rollin : Oui. Les serials, la bande dessinée… Quand j’étais jeune, la télévision n’existait pas encore. Alors, avec mes camarades de classe, nous allions au cinéma au moins trois fois par semaine. J’habitais près de la gare Montparnasse, et à l’intérieur de la gare il y avait un petit cinéma ; c’était une chaîne présente dans toutes les gares parisiennes à l’époque, appelée le " Cinéac ". Les gens allaient dans ces cinémas, entre deux trains, etc…. C’était complètement surréaliste ! Quand vous étiez dans la salle, les gens entraient et sortaient sans arrêt, on entendait les annonces, " le train en provenance de… entre en gare… ". C’était vraiment curieux. Bien sûr, le public n’avait pas beaucoup de temps, aussi ces salles ne passaient que des films courts, et en particulier - c’était pour cela que mes amis et moi y allions - des " serials ". J’étais alors complètement fasciné par The Miracle rider, Mysterious Doctor Satan, Naoka the jungle girl

Un des grand plus plaisirs de ma vie fut, il y a de cela 4 ou 5 ans, d’aller à New York et d’y trouver en vidéo les vieux serials " Republic " ; toutes mes économies y passèrent, mais je peux désormais les revoir chez moi, sur mon propre magnétoscope.

Le Viol Du Vampire est découpé comme un serial, en deux parties, avec beaucoup de " cliffhangers ", dans l’esprit de la " Republic ", qui provoquait un rebondissement toutes les 10 minutes, etc.

A cette même époque où je découvrais les serials, je lisais beaucoup de bandes dessinées. A cette époque, elles étaient incroyables ! Ghost Walk , etc ; depuis mes 10 ans, je les collectionne, et je n’en ai jamais perdu une seule.

Nos imaginations devaient trouver un terrain d’exercice ; et là tout était " à suivre " -" continued next week " : les mots magiques ! Nous passions alors nos semaines à inventer la suite, et notre imagination travaillait sans arrêt. Toutes ces choses, les serials, les bandes dessinées, étaient importantes car elles excitaient notre imagination, notre esprit. Maintenant, les enfants sont devant la télévision, et tout y est pré-digéré, ils n’ont aucun effort à fournir pour comprendre ce qu'ils voient. L’imagination n’est plus sollicitée

Objectif Cinéma : En quoi le cinéma fantastique vous a-t-il influencé ? On pense parfois à Mario Bava dans vos films…


Jean Rollin : En ce qui concerne Bava, j’ai vu ses films, une fois adulte; je ne peux donc pas dire qu’ils m’ont véritablement influencé. Par contre, les films gothiques Universal m’avaient beaucoup marqué adolescent. Ces 5 ou 6 films, avec ce magnifique noir et blanc, c’était vraiment fantastique. Je me souviens en particulier de ceux d’Erle C. Kenton (2), La Maison de Frankenstein, La Maison de Dracula et surtout le dernier de la série, Abbott et Costello contre Frankenstein (3). J’ai dû voir ce film une vingtaine de fois ! Je l’aimais vraiment beaucoup, car si les autres films me terrifiaient totalement, au point d’en faire des cauchemars horribles, dans celui-ci les scènes comiques arrivaient à temps lorsque vous étiez trop effrayé. C’était vraiment très bien fait.

Objectif Cinéma : Pouvez-vous nous parler des problèmes rencontrés avec la censure, sur le Viol du Vampire notamment ?



Jean Rollin : Sur Le Viol, on m'a obligé à couper une séquence. Mais le film était en salles en mai (1968 ndlr) ; à Paris, c’était la Révolution, alors je n’ai pas coupé la scène…C’était une scène de messe noire, et il y avait un prêtre…Quand ils ont vu ça, ils ont décidé de couper !

Mais il y avait des manières de contourner la censure. Toujours pour Le Viol, au début de la seconde partie, le couple se réveille sur la plage et ils sont nus ; il n’y avait rien d’érotique, ils étaient juste nus. Mais la nudité intégrale était à l’époque strictement interdite ; alors qu’avons-nous fait ? Nous ne pouvions pas couper la scène, importante pour l’histoire, et nous ne pouvions pas la laisser en l’état. Alors, et cela nous a d’ailleurs coûté pas mal d’argent, nous avons mis le générique sur la scène, et le titre " pile " sur le sexe des personnages…

L’autre confrontation, ce fut Les Raisins de la Mort qui faillit être classé X, à cause de sa " grande violence " ; il y eut ballottage, mais nous avons finalement gagné.

Objectif Cinéma : Vous avez co-réalisé dans les années 70 de nombreux films X avec Jean Pierre Bouyxoux. Quels sont exactement vos liens avec lui et Maurice Lemaître ?

Jean Rollin : Bouyxoux, comme Lemaître, est l’un de mes meilleurs amis, depuis toujours. Quand j’ai commencé à tourner des films, Bouyxoux était avec moi, faisant l’assistant, écrivant des scénarios avec moi…Nous étions très proches. Quant à Lemaître, j’ai trouvé un jour amusant de le faire jouer, alors qu’il n’est absolument pas acteur, et qu’il a une diction totalement fausse ! On a dit alors qu’il ne savait pas jouer, qu’il jouait mal… C’est très amusant d’avoir un personnage qui joue comme ça, car il ne joue pas en fait : il est exactement comme ça dans la vie

Objectif Cinéma : Quelle était la part du commercial et de l’expérimentation dans le fait de tourner des films X ?



Jean Rollin : C’était commercial, car nous n’avions ni le temps ni l’argent nécessaire pour faire quelque chose d’intéressant : ces films étaient tournés en deux jours. J’ai essayé une fois de mêler le fantastique et le X, dans un film qui s’appelle Fantasmes, mais ce fut un échec : le public ne venait que pour les séquences porno, j’avais travaillé pour rien.

Objectif Cinéma : Comment trouvez-vous vos actrices, notamment Brigitte Lahaie ? (4)



Jean Rollin : Je l’ai rencontré sur le tournage d’un film X que je réalisais, et j’ai trouvé qu’elle avait " quelque chose " que les autres actrices du porno n’avaient pas. Je lui ai donc dit : " un jour, j’aimerais te faire jouer un petit rôle dans un film fantastique ". Elle ne m’a pas cru, mais un ou deux ans après, j’ai eu l’opportunité de tourner Les Raisins de la Mort. Je l’ai alors appelé pour lui proposer un rôle : elle était surprise ! Elle joua donc dans le film et y prit beaucoup de plaisir. Elle découvrit sur ce film le plaisir de jouer ; depuis, elle a beaucoup travaillé, et elle est devenu une actrice. Mais c’est sur ce film qu’elle a ressenti pour la première fois à quel point elle pouvait prendre du plaisir à dire un texte, à jouer quelque chose, et pas seulement des scènes de sexe ; c'était aussi un plaisir pour elle, mais d’un autre type.

Objectif Cinéma : Comment travaillez-vous avec des budgets aussi minces ?

Objectif Cinéma : Vous rattachez-vous à une " école française " du fantastique, qui inclurerait Cocteau ou Georges Franju ?


Jean Rollin : Je peux dire que Georges Franju est mon maître, je me sens très proche de lui. Des films comme Judex, et même Pleins Feux sur l’Assassin, qui est pourtant un petit film commercial, sont pour moi très intéressants. Ce décor de château notamment…


Jean Rollin : Je dois tourner très vite… Parce qu’il n’y a pas d’argent, pas de temps, etc. Il est rare que je fasse plus de trois prises pour un plan ; j’en prends une, et c’est tout ! Parfois, mon directeur de la photographie me dit " fais-en une autre ", alors j’en fait une autre (rires). Je me souviens, pour les Raisins de la Mort, que nous tournions dans les Cévennes, et que le gros problème était le froid. Dans une scène, Brigitte devait enlever sa robe dans ce petit village abandonné, et prononcer quelques mots. Et il faisait si froid qu’elle ne pouvait pas parler : elle ouvrait la bouche, mais rien ne venait ! Nous avons dû faire 10 ou 12 prises rien que pour ce passage...

Objectif Cinéma : Dans toute votre filmographie, quels sont les films dont vous êtes rétrospectivement le plus fier ? Lèvres de Sang ?



Jean Rollin : Lèvres de Sang est sans doute mon meilleur scénario. Mais j’ai eu tant de problèmes sur ce film, pour lequel j’ai dû effectuer de nombreuses coupes… Mon meilleur film est probablement mon dernier, La Fiancée de Dracula ; sur celui-ci et le précédent, les Deux Orphelines Vampires, j’ai eu en effet suffisamment d’argent pour prendre mon temps ; pour Les Deux Orphelines, j’avais un co-producteur très riche, et l’argent n’était pas un problème pour lui. Nous avons donc pris deux semaines de plus qu’à mon habitude, et pour la première fois dans ma vie, j’ai pu travailler avec une actrice AVANT de tourner. Ce fut une bonne expérience.

Malheureusement, pour la Fiancée, j’étais très malade, et ce fut un tournage très difficile ; tous les deux jours, je devais me rendre à l’hôpital le plus proche et perdre 4 heures pour une dialyse, pour me faire laver le sang… Donc nous devions tourner le dimanche, commencer à l’aube…C’était terrible

Objectif Cinéma : Pourquoi le personnage du vampire a-t-il une telle importance dans vos films ?

a savoir

Jean Rollin : Certainement parce que dans la mythologie fantastique, au cinéma, le vampire est le personnage le plus humain, le plus séduisant. Le loup-garou n’a rien de séduisant, la momie non plus. Mais dans le film de vampire, il y a un arrière-plan d’émotions érotiques très fort : le baiser du vampire est bien sûr un symbole, et la fascination qui s’en dégage m’intéresse beaucoup, parce que je peux facilement y placer une fille vampire : il est beaucoup plus difficile de faire une " louve-garou ", ou une créature de Frankenstein femelle !

Et puis il y a l’importance du fétichisme qui entoure le vampire : le costume, le baiser dans le cou… J’aime beaucoup ce symbolisme, qui mène droit à l’érotisme.

 

1 - Premier film fantastique : Jean Rollin avait auparavant réaliser des documentaires et des court métrages.

2 - Erle C. Kenton, ayant débuté chez Mack Sennett, est plus connu pour ses films fantastiques réalisé pour la Universal, notamment Island of lost souls (1933), une adaptation de l’île du docteur Moreau avec Charles Laughton, Ghost of Frankenstein (1942) et Zoo of Budapest

3 - Le titre français est Deux nigauds contre Frankenstein ( C.T. Barton,1948) ; ce film fait partie d’une série mettant en scène deux comiques, Abott et Costello, confrontés aux grands monstres de la Universal ; il rencontrèrent ainsi Jekyll et Hyde, Frankenstein, le loup garou…Cette série marque la fin de la série Universal.

4 - Actrice X bien connue, Brigitte Lahaie apparaît dans presque tous les films de Rollin depuis Les Raisins de la Mort, jusqu’à son dernier film, la Fiancée de Dracula.

Filmographie complete

2000 La Fiancée de Dracula / Bride of Dracula
1995 Les Deux Orphelines Vampires / The Two Vampire Orphans
1993 La Femme Dangereuse / Killing Car
1993 Les Deux Orphelines Vampires / The Two OrphanVampires
1994 Le Parfum de Mathilde / The Perfume ofMathilde
1991 Perdue dans New York / Lost in New York
1990 La Griffe d'Horus
1988 Emmanuelle 6
1983 Les Trottoirs de bangkok / Sidewalks of Bangkok
1982 La Morte Vivante / The Living Dead Girl
1981 Les Echappées / The Escapers
1980 Le Lac des Morts-Vivants / Zombie Lake
1980 La Nuit des Traquées / Night of the Hunted
1980 Zombie Lake / Lac des Morts Vivants / Lake of the Living Dead
1980 Pénétrations Vicieuses
1979 Fascination
1978 Raisins de la Mort / Grapes of Death / Pesticide
1978 Petites Pensionnaires Impudiques
1977 Lèvres Entrouvertes
1976 La Comtesse Ixe / Sueurs Chaudes
1976 Vibrations Sensuelles
1975 Douce Pénétrations
1975 Phantasmes / The Seduction of Amy / Once Upon a Virgin
1975 Levres de Sang / Lips of Blood
1974 Jeunes Filles Impudiques
1973 La Rose de Fer / The Crystal Rose / Nuit du Cimitière
1973 Les Démoniaques / Deux vierges pour Satan
1973 Tout le Monde il En a Deux / Bacchanales Sexuales
1972 La Rose de Fer / The Crystal Rose
1971 Requiem pour un Vampire / TheCrazed Vampire
1970 Le Frisson des Vampires / Sex and the Vampire
1969 La Vampire Nue / The Nude Vampire
1968 Le Viol du Vampire / The Rape of the Vampire
1967 Le Viol du Vampire / La Reine desVampires
1965 Les Pays Loin
1964 Vivre en Espagne
1963 L'Itinéraire Marin
1961 Ciel de Cuivre
1958 Les Amours Jaunes


JEAN ROLLIN
Réalisateur Entretien réalisé
à Bruxelles le 29 mars 2002
Par Yves GAILLARD, Xavier MENDIK
et Mike LEBBING

Faut-il présenter Jean Rollin ? Véritable mythe dans le monde anglo-saxon, Jean Rollin, comme Jess Franco, connaît aujourd’hui une reconnaissance tardive qui lui vaut d’être invité a présenter quatre de ses films consacrés aux vampires, les 24 et 25 juillet 2003, à l'occasion de la rétrospective "Vampires" à la Cinémathèque Grands Boulevards. Retour sur son interview fleuve.

Son œuvre fantastique, fascinée par la beauté des femmes-vampires et la nostalgie de l’enfance, débuta avec Le Viol du Vampire en 1967, premier volet d’une série à laquelle on le réduit souvent (La Vampire Nue, 1969, Le Frisson des Vampires, 1970, Requiem pour un Vampire, 1971).

Pourtant, ses films les plus surprenants ne se rattachent pas à une mythologie précise, même si la fascination pour le fétichisme et le romantisme macabre sont toujours présents : La Rose de Fer en 1972 est ainsi une sorte de fable allégorique cruelle sur les affres du couple, tandis que Lèvres de Sang (1974), peut-être son plus beau film, suit l’itinéraire d’un homme obsédé par un souvenir, à la recherche de la Belle Dame en Blanc qu’il rencontra enfant ; les contraintes budgétaires, que Rollin rencontra tout au long de sa carrière, sont ici sublimées par des décors naturels splendides, où Paris et un château du Périgord se confondent dans une même image d’un monde devenu ruine.

Tous les films de Jean Rollin sont passionnants pour leurs intentions ; lui-même sait rire de certains de ses films, et c’est cette franchise lucide et joyeuse qui étonne lorsqu'on le rencontre.

L’amateurisme des acteurs, le rythme languissant, hypnotique, et la beauté de ses cadrages concourent à faire de la vision d’un film de Jean Rollin une expérience du vagabondage mental, ou les réminiscences se télescopent ; des " mélodrames " de Gaston Leroux (auquel il consacra une série d’articles dans la revue " Midi Minuit Fantastique ", exhaustifs et passionnants) aux œuvres de Gustave Moreau, en passant par la modernité européenne dont Rollin s’inspire beaucoup dans son emploi du plan-séquence, de la musique atonale…

Au-delà de sa réputation de réalisateur " Z ", Jean Rollin fut l’un des pionniers du renouveau du cinéma fantastique européen dans les années 70 ; mi-pour des raisons budgétaires, mi-par choix artistique, Le Viol Du Vampire apparaît aujourd’hui comme un film novateur, ancré dans un contexte contemporain, bénéficiant d'un mélange d’influences gothiques et modernes visant à ouvrir le thème de l’addiction vampirique sur la drogue, et la psychanalyse (sans parler de l’intrusion d’une imagerie sexuelle explicitement fétichiste et sadique).

Compagnon de route de Maurice Lemaître et Jean Pierre Bouyxoux, le parcours de Jean Rollin emprunta les voies les plus improbables, passant par le gore et le porno, mais toujours en préservant sa fascination inquiète pour la beauté des femmes-vampires.

Si, dans les années 80, Rollin disparut des écrans, ce n’est qu’en 1995 qu’il retourna à la réalisation avec Les Deux Orphelines Vampires. Il a depuis réalisé un nouveau film, La Fiancée de Dracula, malgré de graves problèmes de santé

ENTRETIEN

le réconcilie enfin avec une bonne partie de la critique et la cinémathèque française l'a invité cet été à présenter certains de ses films à l'occasion de la rétrospective vampires : après 35 ans de carrière, l'incomparable talent de Jean Rollin semble enfin reconnu... il était temps.

Filmographie :


Le viol du vampire (1968)
La vampire nue (1969)
Le frisson des vampires (1970)
Requiem pour un vampire (1971)
La rose de fer (1972)
Les démoniaques (1973)
Lèvres de sang (1974)
Phantasmes (1975)
Les raisins de la mort (1978)
Fascination (1979)
La nuit des traquées (1980)
Les paumées du petit matin (1981)
La morte vivante (1982)
Les trottoirs de Bangkok (1983)
Perdues dans New-York (1991)
Killing car (la voiture rouge sang) (1993)
Les deux orphelines vampires (1995)
La fiancée de Dracula (2000

Posté par hunter kriss à 11:36 - mes reportages ciné - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2   Page suivante »